Résumé des Ateliers citoyens

E-commerce

11/11/2020

E-commerce

Jeudi 12 novembre avait lieu le 1er atelier citoyen en ligne à l’initiative de l’Appel pour une région Pays de la Loire écologique, citoyenne et solidaire. Plus de 115 personnes ont débattu sur un sujet au cœur de l’actualité, à l’heure de la fermeture des commerces dits « non-essentiels » en raison du confinement : « Amazon, stop ou encore ? Que faire du e-commerce en Pays de la Loire ».

L’objectif de cet atelier, animé par le conseiller régional et co-président du groupe Ecologiste et Citoyen Franck Nicolon, était notamment de réfléchir ensemble à la manière dont la Région peut agir en priorité pour soutenir l’économie locale et le commerce de proximité, en particulier face à la concurrence féroce infligée par les géants du numérique.

 

Franck Nicolon a d’abord rappelé l’impact réel sur l’emploi d’une entreprise comme Amazon : pour un emploi créé, au moins deux sont détruits dans le commerce de proximité. Pourtant, la firme américaine s’est implantée à Carquefou cet été et prévoit une nouvelle implantation XXL dans notre région à Montbert (44) : une plateforme de 185 000m2 de plancher soit l’équivalent de25 terrains de football, conduisant à l’artificialisation de 12,8 hectares.


Pour aborder ce sujet, trois témoins étaient amenés à s’exprimer et à échanger avec les nombreux participants en ligne :

  • Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres et présidente de Génération Ecologie, auteure d’un projet de loi pour un moratoire sur l’implantations d’entrepôts logistiques pour le commerce en ligne, du type d’Amazon.
  • Baptiste Hulin, choletais, cofondateur et président d’Olinéo, plateforme solidaire de drive pour les commerçants et producteurs locaux, implantée à Cholet, Beaupréau et Nantes.
  • Charlotte Journo-Baur, fondatrice et PDG de Wishibam, qui a lancé la plateforme de commerce en ligne « Angersshopping.com » dont bénéficient 145 commerçants locaux.

 

Les riches échanges ont mis en avant un constat clair : le Conseil régional doit mettre en œuvre des politiques publiques cohérentes, prioriser le commerce de proximité, ce qui n’est pas compatible avec le soutien à l’installation d’une plateforme comme Amazon. De premières pistes de réflexion ont émergé, autour d’un soutien renforcé au développement de « places de marché » locales (marketplace), de modes de livraison plus éthiques et durables ou de solutions de monnaies locales. Elles ne manqueront pas d’être creusées afin d’alimenter le futur projet écologique, citoyen et solidaire pour notre région !

Démocratie participative